Mer, Avr 21, 2021

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Réforme du code électoral au Cameroun : Clé de lecture pour la compréhension de la pertinence de l'action des partis d'opposition

La qualité d'un code électoral susceptible d'induire,  en partie,  des pratiques politiques de qualité,  tient tout d'abord à la qualité du processus ayant conduit à sa formalisation,  selon que ce dernier aura été consensuel,  ouvert,  participatif. Un code électoral n'a de chance de servir de catalyseur à des pratiques politiques de qualité, sans toutefois les garantir de manière certaine,  que si il est effectivement le révélateur d'un processus consensuel,  et non le résultat d'une entreprise de domination politique ou,  plus exactement,  d'abus de position dominante ou hégémonique. Un code électoral adopté à travers un processus politique,  C'est la qualité même de ce processus à la base qui est de nature à déteindre sur l'orientation des comportements politiques ultérieurs des acteurs politiques.

 La qualité d'un texte électoral tient ensuite à la qualité substantielle de celui-ci. Il ne suffit pas en effet de s'en tenir aux aspects liés au processus de parturition du texte. Encore faut-il attentivement scruter Si, au regard de son contenu, la norme produite est de nature à servir de véhicule à des pratiques politiques de de qualité.

 La qualité tient enfin du respect de la norme électorale de la part des différents acteurs. Bien que tout texte de loi soit susceptible d'amélioration , de critique,  et même qu'il puisse être nécessaire de le combattre, le respect d'une norme se caractérise par sa soumission à celle-ci et le rejet des logiques insurrectionnelles. Car, chaque acteur doit inscrire son investissement politique dans le cadre balisé par la loi, quitte à œuvrer à son amélioration ultérieure.  Ceci est une attitude qui ne peut que favoriser des mœurs politiques empreintes de civilité, de respect des autres protagonistes politiques, de fair-play...

  Il apparaît donc tout à fait logique que la réforme du code électoral soit une préoccupation majeure de l'opposition. Ce d'autant plus que marches, boycotts,  meetings,  pétitions,  communiqués et conférence de presse,  villes mortes,  désobéissance civile...dans plupart des États africains subsahariens,  principalement au Cameroun n'ont pas porté leurs fruits C'est à dire inverser le rapport de force pour permettre à l'opposition d'accéder au pouvoir.  Qui plus est,  les dernières élections législatives et municipales se sont inscrites sur la pente de leurs ancêtres avec les mêmes atomes crochus, les mêmes tares et avatars,  les mêmes récriminations et contestations,  les mêmes contingences,  les mêmes sonorités dissonantes au sein des différentes formations politiques et de la société civil : fraude électorale,  falsification des procès-verbaux,  confusion entre l'organe électoral et les autorités administratives,  complaisance des agents d'ELECAM,  volonté manifeste d'exclure certains leaders et formations politiques, achat des consciences,  forte immixtion de l'élite politique dans les opérations de vote, absence des bulletins de certains partis dans les bureaux de vote.  C'est donc dans un tel contexte que s'inscrit cette plateforme de l'opposition visant à mutualiser leurs efforts pour se sauver de cette mort programmée ou se sortir de la panne dans laquelle elle se trouve.

  C'est à se demander de quel moyen d'action dispose l'opposition pour faire peser la balance en sa faveur?  Surtout lorsqu'on sait que les partis politiques présents à cette discussion ne disposent que de 16 députés cumulés et 7 sénateurs et que les autres n'en disposent d'aucun au parlement.  Elle ne dispose pas d'une marge de manœuvre nécessaire pour infléchir les décisions et les lois au parlement. Va-t-elle emprunter la voie de la rue pour se faire entendre malgré le fait que jusqu'ici cette recette n'a toujours pas porté ses fruits? Une désaffection des citoyens justifiée par l'incrédulité à l'égard des enfumages et trahisons des leaders des formations politiques dites de l'opposition qui,  d'après eux,  ne présentent et n'agissent pas comme des représentants de l'intérêt général et de la volonté des citoyens.  Ou alors, Va-t-elle se tourner vers la communauté internationale pour conditionner toute aide bilatérale ou multilatérale au respect affectif des droits humains et des libertés fondamentales, ainsi qu'à la mise en place d'institutions démocratiques avant des règles de jeu et un calendrier électoral connus d'avance et susceptibles de conduire à une alternance pacifique et loyale?

 Tout compte fait,  réformer le code électoral, doit se faire ni au bénéfice de l'opposition, encore moins du parti au pouvoir. La réflexion doit participer à la consolidation de la démocratie au Cameroun  et de permettre à tous les partis politiques de concourir à l'expression du suffrage universel qui est le fondement  constitutionnel de l'action des partis politiques au Cameroun comme l'indique l'article 3 de la constitution  *les partis et formations politiques concourent à l'expression du suffrage.  Ils doivent respecter les principes de la démocratie,  de la souveraineté et de l'unité nationale.  Ils se forment et exercent leurs activités conformément à la loi*

Réforme du code électoral au Cameroun : Clé de lecture pour la compréhension de la pertinence de l'action des partis d'opposition

Décès de HAMED BAKAYOKO : vide politique et parcours tragique des premiers ministres en côte d'ivoire

   C’est une figure majeure de la vie politique ivoirienne qui vient de disparaître. Le Premier ministre de Côte d’Ivoire, Hamed Bakayoko, est mort mercredi à l’âge de 56 ans dans un hôpital en Allemagne des suites d’un cancer, huit mois après le décès de son prédécesseur.

 Syndicaliste étudiant, fondateur du journal _le patriote_,  patron de *Nostalgie*, la première station de radio privée du pays,  puis Ministre des nouvelles technologies après les accords de Marcoussis, de l'intérieur en 2011, puis de la 2017 et premier ministre depuis mi-2020,   son départ brusque ce 10 mars laisse un grand vide sur la scène politique ivoirienne.  Car, cet homme de consensus avait pu démontrer son habilité à concilier les différentes fractions.

  Il avait des qualités de rassembleur qui se sont révélées utiles au mois de décembre 2020, lors du dialogue politique.  D'ailleurs, pour s'en convaincre,  la conséquence de ce dialogue politique est l'organisation pour la première fois de ce qui est considéré par bon nombre d'observateurs comme l'élection législative la plus inclusive de l'histoire où même les partis qui avaient pour habitude de boycotter les scrutins ont pris part.  Homme de compromis, trait d'union entre le pouvoir et l'opposition,   il pouvait prendre le petit déjeuner avec Gbagbo Le matin,  déjeuner avec Bedié à midi et dîner avec Ouattara le soir comme en témoigne l'interview accordé à RFI ce 11 mars par le chercheur Sylvain Nguessan.

   Peut-on parler de coïncidence  tragique lorsque ce décès intervient 09 mois après celui du premier ministre Amadou Gon Coulibaly? Le peuple est donc porté quand une telle figure du champs politique,  dont l'influence a été plus ou moins considérable,  à attribuer sa mort à une puissance occulte.  Ce d'autant plus que l'actualité politique en côte d'ivoire offre ces derniers temps un échantillonnage troublant de morts étranges pour le grand public.  Des morts qui excitent beaucoup l'opinion publique parce qu'elles touchent directement les dauphins ou potentiels successeurs de Alassane Ouattara.  Un drame personnel pour ses proches et sa famille politique dont le traitement scandaleux sur les réseaux sociaux autorise toutes les questions. Ces morts en cascade des premiers ministres demeurent suspect aux yeux  de l'opinion publique et sèment davantage le trouble dans les esprits.

 À bien des égards,  la mort est un mystère personnel au seuil duquel chacun devrait se taire pour se recueillir.  Mais quand il s'agit d'un ministre,  à plus forte raison un premier ministre,  comment empêcher qu'elle devienne une affaire de tous? Pas un ivoirien qui ne soit aujourd'hui troublé par la fin brutale de ces deux hommes politiques.

 Personnalité politique respectée pour son attachement aux valeurs républicaines, il fut une grande figure de la scène politique de son pays. Avec sa disparition, la côte d’Ivoire perd un homme de conviction. C'est le monde la politique qui le pleure,  le milieu culturel qui est dans le chagrin,  sa famille qui est et son pays qui l'exalte.

Décès de HAMED BAKAYOKO : vide politique et parcours tragique des premiers ministres en côte d'ivoire

La jeunesse Africaine invitée à la table du destin

Nous devons nous engager, à lutter pour que, à travers notre engagement, à travers notre travail dans la vie active et en dehors, nous puissions restaurer chaque jour un peu plus l'image de notre pays.  Je veux vraiment saluer et encourager, remercier ces jeunes qui œuvrent au quotidien pour préserver l'intégrité de notre pays et améliorer l'image de celui-ci. Car c’est cela qui fera changer les choses.

Nous devons regarder l’avenir avec confiance et optimisme. Sauf cas dramatiques, nous devons faire confiance aux aînés qui nous entourent. Leur accompagnement nous rappelle la valeur de la confiance, dans une société où les événements internationaux, les violences inciteraient à cultiver suspicion et méfiance. Les relations au sein d’un quartier, d’une famille, d’une école sont fragiles et hésitantes. La république, elle, tend les bras vers ses enfants. Elle nous fait confiance. Elle n’a pas peur de sa fragilité. Car elle se sait aimé. La république nous invite à développer la confiance les uns à l’égard des autres. Rappelons-nous notre propre histoire : qui nous a fait grandir ? Sinon celles et ceux qui nous ont fait confiance.

Nous devons nous affirmer. Prendre notre place dans le monde à travers un idéal de vie ; les événements douloureux vécus par certains venus d’ici et d’ailleurs, ne doivent pas nous arrêter et nous faire sombrer dans le pessimisme béat. Nous ne devons cesser de croire en l'avenir et nous battre pour notre pays.

À côté des jours difficiles, des études parfois fastidieuses, ou de la recherche éprouvante d’un premier emploi, nous devons donner un sens à notre vie: sens à donner au présent pour définir le futur.

 Nous devons croire en nos potentialités Assurément pour que notre ambition et notre confiance en l’avenir atteignent un degré d’intensité difficilement trouvable ailleurs. Nourrie sur un quotidien difficile, cette joie créatrice doit par ailleurs être renforcée par un patriotisme sincère résumé par la triple ambition si souvent entendue sur l’ensemble du continent:<< Créer pour soi, sa famille et son pays >>

 C'est ainsi que nous allons honorer à ce rendez-vous de l'histoire. Aucun retard ne sera toléré, aucune excuse acceptée et aucune absence ne restera impunie.

 

La jeunesse Africaine invitée à la table du destin

Prestation de serment de Joe Biden : Une prestation dans une Amérique divisée

Contrairement à la tradition aux États-unis, Donald Trump a déclaré le 8 janvier qu'il n'assisterait pas à l'investiture, une décision très inhabituelle qui ne s'est produite qu'une poignée de fois depuis que John Adams a succédé à George Washington en 1797. Ce qui fait de lui le premier président sortant à refuser d'assister à la cérémonie de son successeur depuis 1869. Au lieu de cela, selon CNN, Donald Trump devrait quitter la Maison Blanche avant la cérémonie d'investiture de midi. Son équipe travaillerait à rassembler une grande foule pour le saluer, a indiqué la chaîne.  C'est donc dans ce contexte de crise inédit que Joe Biden va officiellement être investi 46eme président des États-Unis.

John Roberts, le juge en chef de la Cour suprême, fera prêter serment au démocrate sur la Bible familiale des Biden, datant de 1893, qu’il a utilisé pour toutes ses prestations de serment -et que son fils Beau, décédé en 2015, avait utilisé lorsqu’il a pris ses fonctions de procureur général du Delaware en 2007.

 Aux Etats-unis, les écarts entre les démocrates et républicains aux USA ont toujours porté sur les enjeux culturels auxquels de nombreux électeurs attachent une grande importance. Qu'on parle d'avortement, d'armes à feu, d'homosexualité, d'immigration, de peine de mort ou de manifestations contre les injustices raciales, ces enjeux ont toujours touché des considérations identitaires sur lesquelles plusieurs électeurs sont imperméables au compromis. Mais sauf que, depuis l'arrivée du président Sortant Donald Trump, certes il a trouvé cet environnement polarisé,  mais il l'a exploité pour ses propres fins politiques et a contribué à creuser davantage le fossé entre les différentes parties. 

En effet,  loin d'une Amérique conservatrice et autoproclamée porteuse de valeurs Américaines,  mettant en avant la religion et un patriotisme justifié par l'idée du messianisme de Washington, s'opposant à une Amérique fondamentalement plus laïque, plus ouvert sur l'extérieur,  mais également plus progressiste défendant l'avortement,  le mariage gay,  ou l'interdiction du port d'arme, on assiste à une instrumentalisation des reflets identitaires et une manipulation des pulsions et émotions pour diviser davantage le pays. Ainsi,  un fossé qui a pris  de plus en plus de l'épaisseur sous la férule d'une administration Trump provoquante, stigmatisante et soufflant  sur le brasier social plongeant l'Amérique dans une décomposition inquiétante et une décadence violente et effrayante. De là naît  donc la réflexion sur l'existence d'une Amérique profondément divisée et dont la division  dépasse largement les échéances électorales, générant une incompréhension du reste du monde,  risquant de faire des Etats-Unis une nation rétrograde. Les débats débordent la seule sphère politique pour s'inviter dans le café des intellectuels, les plateaux télévisés. Chacun assiste à cette guerre fratricide aux conséquences incertaines.

 Les élections du 4 novembre dernier, les événements du Capitole du 06 janvier et la présence de 25000 soldats à cette cérémonie d'investiture ce jour renforcent l'idée d'un pays fragmenté à tous les niveaux et à toutes les échelles. Une société déchirée,  qui se radicalise dans ses idées, ou parfois s'affronte physiquement. Un peuple meurtri par un discours  va-t-en-guerre, belliqueux et belliciste d'un president d'extrême droite populiste.

  Le premier chantier  qui attend le 46eme président des États-Unis est de rassembler des ÉTATS qui n'ont jamais été desunis avec d'un côté, les villes de la côte ouest et de la côte Est,  de l'autre, les campagnes et les riches industrielles du centre des États-unis. D'un côté les "BLACK LIVES MATTER" et de l'autre les casquettes rouges des partisans de Trump qui n'arrivent pas à se parler. Deux Amériques qui ne s'écoutent pas et se tournent même le dos alors qu'elles continuent de faire entendre parler d'elles. Biden a d'ores et déja débute ce rassemblement en mettant en place le cabinet le plus diversifié de l'histoire.

Prestation de serment de Joe Biden :  Une prestation dans une Amérique divisée

Journée Internationale des droits des femmes: la célébration du leadership féminin sans faste ni solennité

Le 08 mars est une journée, selon les Nations unies, pour mettre en avant la lutte pour les droits des femmes. Mais cette année,  en raison de la pandémie de COVID 19,  les festivités n'auront pas lieu sur l'ensemble du triangle nationale.

Les femmes ont souvent pour habitude lors de cette cérémonie de se draper dans le pagne imprimé pour la Journée, assister à un défilé de femmes, marcher quelques mètres entre elles, recevoir une quantité de présents et distribuer autant de dons, exécuter quelques pas de danse, embrasser maintes joues de femmes. À la tribune, on retrouve généralement des femmes de ministres, de députés, de dignitaires, de hauts dignitaires.... se saluer tout en étant souriante.

Malgré l'annulation des festivités, nous ne pouvons pas manquer d'’évoquer les mobilisations mondiales des femmes en faveur de leurs droits, de l’égalité et de la justice. Nous ne pouvons pas manquer d'interroger les silences de nos compatriotes ou ceux des Africaines victimes d'abus. Nous ne pouvons pas manquer de piquer une colère sur les secrets de Polichinelle : le harcèlement sexuel, des bancs de l’école au travail, la violence dans le couple et hors des foyers ou encore la discrimination à l’encontre des femmes, depuis la ville jusqu’aux campagnes.  Nous ne pouvons pas manquer de faire cause commune surtout avec les militantes qui suscitent le débat, en dénonçant une « africanité » imbécile, les mutilations, le mariage précoce, l’hyper sexualisation des filles et des femmes, la prostitution qu’on organise, les traditions qui arrangent, la modernité dont on s’arrange, l’infériorité en soi des femmes en Afrique, les droits des femmes appliqués au vocabulaire, l’évolution des mentalités confinée à la grammaire...

  s'il est vrai qu'elles ont été les principales victimes de la pandémie du Covid  19 , non seulement dans le domaine économique   car  elles travaillent le plus   souvent dans des  secteurs vulnérables ou informels et que la pandémie a aggravé les inégalités existantes dans ces secteurs du fait de systèmes de protection sociaux ou économiques  défaillants,  il n'en demeure pas moins que nous avons vu le leadership féminin s'exprimer. En effet, les pays ayant des femmes dans les postes de leadership sont ceux qui ont le mieux géré les effets du virus ( La première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern, le président taïwanais Tsai Ing-wen et la chancelière allemande Merkel ont pourtant de bons résultats dans la lutte contre l'épidémie.)   De même qu’il a été démontré que les femmes ont représenté toutes catégories confondues  la  part la plus importante du personnel de santé dans la majorité des pays. Ce sont elles  en effet , qui ont  pris la plus grande part de surcharge dans la  gestion de la crise sanitaire,  et ce sont elles aussi qui ont pris la responsabilité des  services domestiques supplémentaires provoqués par les mesures de confinement plus ou moins généralisées a travers le monde .

 Un leadership qui semble avoir de plus en plus le vent en poupe ces derniers temps avec la nomination de la Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala comme  première femme et première Africaine à la tête de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), une institution quasi paralysée qui n'arrive plus à remplir sa mission. Que dire de  Djaïli Amadou Amal qui a reçu le Prix Goncourt  des lycéens grâce à son oeuvre "les impatients".  Louisette Renée Thobie qui vient d'être élue secrétaire général à la conférence des ministres de la jeunesse et des sports de la francophonie (CONFEJES). Même au sein de l'église catholique avec la nomination de La Française Nathalie Becquart qui est devenue, samedi 6 février, la première femme nommée sous-secrétaire du Synode des évêques et aussi  la première femme à obtenir le droit de vote au Synode.

 Une journée qui permet donc de mettre en exergue le leadership féminin comme nous rappelle le thème retenu pour cette année à savoir : « Leadership féminin : Pour un futur égalitaire dans le monde de la Covid-19 ».

 Un leadership qui trinque avec le succès, déjeune avec l'évolution et se promène avec la bénédiction.

*BONNE JOURNÉE À TOUTES LES DAMES*

Journée Internationale des droits des femmes: la célébration du leadership féminin sans faste ni solennité

Réforme du code électoral au CAMEROUN : Panacée ou placebo?

 Nul ne peut remettre en cause le rôle important des organes de gestion électorale dans la réforme de la loi électorale. En effet, ceux-ci regorgent d'une expertise irréfutable et d'une expérience pratique en matière électorale ainsi que d'un réseau élargi de partenaires qui sont dotés de compétences requises dans le domaine de l'examen des processus juridiques. C'est dans cette optique que Elections Cameroon, l'organe en charge des élections au Cameroun, se range du côté de ceux qui demandent une réforme du code électoral.

Erik Essousse (DG d'ELECAM) a adressé une correspondance le 19 février 2021 donnant  8 jours à ses démembrements pour collecter les propositions d'amendement de la loi portant code électoral. Une demande de plusieurs acteurs de la scène politique qui exigent une réforme de tout le processus électoral.

 La réforme du code électoral va de pair avec l’évolution socio-politique et démocratique d'un pays. Ceci dans la mesure où l'échec d'une élection a toujours eu des conséquences dramatiques sur la stabilité politique,  la santé économique et la sécurité des citoyens d'un pays. Les cas sont d'ailleurs légion à ce sujet: le Kenya en 2007 et 2013, le Zimbabwe en 2008,  la côte d'ivoire en 2010 et 2020,  la RDC en 2011 et 2018, les seychelles en 2011,  le Ghana en 2012,  le mali en 2013,  la guinée Bissau en 2014,  et la Mauritanie en 2014, le Togo en 2019, la guinée conakry en 2020 et la liste est loin d'être exhaustive. 

Autant d'exemples qui justifient la pertinence de la réforme du code électoral et la nécessité pour les organes en charge des élections d'activer le processus dans l'urgence. Ces organes peuvent souvent faire recours soit à des partenaires nationaux et internationaux comme ce fut le cas du Malawi en 2014,  soit à l'organe judiciaire comme ce fut le cas de la commission électorale indépendante du Nigeria en 2002-2003 qui avait engagé une procédure judiciaire devant le tribunal à l'encontre de la loi électorale de 2002 dans le but de juger la constitutionnalité de certaines nouvelles dispositions relatives à leur autorité à déterminer la date et l'ordre des élections. Ce fut également le cas de l'Afrique du Sud en 2014  avant la tenue des élections où deux (02) affaires judiciaires devant la cour constitutionnelle ont fourni une toile de fond à des modifications du cadre juridique régissant les élections.

 Ainsi donc sur la base des rapports post-électoraux, ELECAM a su recenser les succès et les échecs, identifier les lacunes et les chevauchements ainsi que les nouveaux défis du point de vue juridique.

 Toutefois, l’impartialité, l'inclusivité,  la transparence, l'intégrité et la régularité d'une élection sont tributaires d'un ensemble de paramètres qui dépassent largement le seul cadre de la reforme du code électoral.

 En effet, celles-ci impliquent également divers aspects de la vie politique tels que le taux de participation aux processus électoraux, le niveau de l'engagement social et de l'action militante, l’efficacité des différentes méthodes de participation publique,  la compétence civique,  le niveau d'éthique social des citoyens. À ceci il faut ajouter le comportement des leaders politiques et surtout des médias. Car lorsqu'on scrute et analyse par l'exemple politique, l’on note le clignotement incessant et persistant d'un immense signal d'alarme qui indique un niveau inquiétant de désintérêt d'un nombre considérable des citoyens. Certes, nul ne peut nier que lors du scrutin d'octobre 2018 nous avons eu des moments forts,  empreints d'une grande charge émotive ou symbolique,  ponctués d'indignation,  de colère,  de ras-bol provoquant un fort désir de changement où à l'inverse ,  une forte résistance qui s'est exprimée par des mobilisations et un militantisme temporaire et effervescent.

 Que dire de la culture de vautour de certains médias. Si les manquements éthiques des membres de la classe politique portent lourdement à conséquence sur la participation citoyenne, il en est aussi de même en ce qui concerne les dérapages déontologiques des membres du pouvoir médiatique. Il ne fait plus aucun doute que la déformation des faits, les raccourcis simplistes et sensationnalistes d’un trop grand nombre de journalistes et de commentateurs autant que les interprétations souvent sarcastiques ou tendancieuses et même parfois outrancières sinon carrément vulgaires contribuent largement à alimenter le cynisme ambiant face à la politique et à ses acteurs, tout en nourrissant la nouvelle culture de la politique spectacle et de l’information spectacle.

 Les obstacles relevés plus haut sont solidement ancrés dans nos sociétés mais ils ne sont pas immuables. Ils cesseront d’imposer leurs effets pernicieux quand une masse critique de citoyens éveillés et désireux de participer à la vie politique et citoyenne se constituera.  À ce propos, on peut affirmer que les changements souhaités, autant que souhaitables, seront facilités quand émergeront et entreront en scène de véritables leaders animés d’une nouvelle éthique fondée sur une conscience de l’importance d’agir, de penser et de ressentir différemment en regard de la vie politique.  À coup sûr, au delà de la reforme du code electoral, ce sont les mentalités qui doivent être changées.

Réforme du code électoral au CAMEROUN : Panacée ou placebo?

Quand les fêtes de fin d'année dansent avec les accidents : Tirons la sonnette d'alarme

  39 morts et 19 blessés dont 12 dans un état grave, C'est le dernier bilan officiel communiqué hier au journal de 20h sur les ondes du poste national de la crtv suite à l'accident survenu dans la nuit allant du 26 décembre au 27 décembre sur le pont Nemale près de makenene dans le mbam et inoubou région du centre.

 L'euphorie des fêtes de fin d'année de l'an apporte alors son lot de malheurs avec cet accident qui effraie et suscite diverses interprétations, y compris mystique.  Si Noël est un moment festif et le nouvel an un moment de réjouissance populaire, ces instants peuvent aussi être synonyme d'accidents avec plusieurs décès au compteur comme vient nous rappeler cet accident tragique. Si ces accidents peuvent être liés à diverses causes notamment l'état dégradant des axes routiers, l'état technique parfois défaillant des véhicules à quatre et à deux roues mis en circulation et l'imprudence des Hommes, nos routes doivent cesser d'être des mouroirs et cela dépend de chaque usager.

 En cette période particulièrement sensible qui marque le passage d'une année à une autre, les usagers de la route doivent faire preuve d'une grande vigilance et prudence en adoptant un comportement responsable et citoyen.  Comportement responsable et citoyen qui doit se traduire par le respect scrupuleux du code de la route en évitant des comportements à risques tels que la prise de la drogue au volant, la conduite en état d'ébriété ou la fatigue.  Car l'indiscipline des motocyclistes et des automobilistes, qui font un pied de nez au code la route,  est source de dangers quotidiens.

 Les autorités doivent redoubler de vigilance et se mobiliser sur nos routes en cette fin d'année.  Les contrôles doivent être renforcés, les campagnes de sensibilisation doivent s'intensifier notamment sur les dangers liés à l'excès de vitesse, la fatigue et l'alcool au volant. Il n'y a pas que les conducteurs, même les piétons méritent d'être sensibilisés. Les autorités doivent être sans pitié à l'égard des contrevenants pour que l'insécurité routière cesse de faire la une de l'actualité en plein cœur des fêtes de fin d'année.

À l’aube de cette nouvelle année, réaffirmons notre engagement à lutter, contre ce qui constitue l’un des plus grands dangers pour la santé publique mondiale en ce début de siècle. Sans perdre de vue en même temps qu’au-delà de cet objectif de santé publique, nous poursuivons plus largement un dessein social qui nous concerne tous, car la prévention des accidents de la route est une condition indispensable à la construction d’une société en bonne santé et résiliente, à l’établissement d’une économie dynamique et innovante, et à la croissance du niveau de vie.

 

Quand les fêtes de fin d'année dansent avec les accidents : Tirons la sonnette d'alarme

L'alternance politique est-elle toujours la solution ?

Si certains dirigeants étaient alors auréolés de leur image d'opposant acquise après des décennies de lutte, ils sont accusés quelques années  plus tard d'avoir plongé leur pays dans la crise pour rester au pouvoir en limitant les libertés. Ouattara en côte d'ivoire,  Talon au bénin,  Condé en Guinée conakry, Tshisekedi en RDC,  Aujourd'hui Macky Sall au Sénégal,  semblent avoir oublié l'acte de naissance de leur combat lorsqu'ils étaient dans l'opposition. Certains ont connu l’exil et la prison dans leur combat pour une nation libre et démocratique. Puis, lorsqu'ils accèdent au pouvoir, les populations espèrent qu'ils seront l’homme du renouveau".

Au grand dam de leurs nombreux ennemis, ils avaient réussi à se hisser au sommet de l'État ce qui semblait annoncer une nouvelle ère de liberté pour leurs concitoyens. Souvent Accueilli en libérateur après des années de désamour,  ils ont pourtant vite déçu tous ceux qui voyaient en eux, l'avènement d'une démocratie tant souhaitée et d'une ère plus prospère dans ces pays plus ou moins immenses, dotés parfois de fabuleuses richesses naturelles. Pourtant, En quelques mois, les anciens révolutionnaires ont montré leur véritable visage. Monopolisant parfois par décret l'ensemble des pouvoirs législatifs, exécutifs et militaires, ils commencent quelque fois par  interdire l'activité des partis politiques. Et place en résidence surveillée leurs adversaires d’hier devenus opposants.

 Il est donc d’usage en sciences politiques de considérer que l’alternance politique promeut une démocratie de qualité,  Pour beaucoup d’africains, la composante alternance politique portait les espoirs de voir enfin un développement économique véritable sur le continent. En effet, elle oblige moralement chaque  régime à faire mieux que le précédent. Cependant, l’observation des sociétés africaines contemporaines ne semble pas valider cet espoir. Par conséquent, plusieurs années après les mouvements démocratiques en Afrique, peut-on toujours croire au miracle du développement économique sur le continent et l'instauration d'un système "démocratique"?

Surtout que Ce point de vue fut renchéri par le président François Mitterrand lors du 16ème sommet France-Afrique. En effet, au cours du discours de la Baule, ce dernier a fait de l’alternance au pouvoir et de la démocratie, une clé du développement économique des pays africains. Deux enseignements majeurs pouvaient transparaitre de son allocution. Premièrement, l’alternance politique promeut la démocratie et, deuxièmement, elle contribue à construire des institutions dépersonnalisées qui résistent au temps et aux hommes.

 Mais à bien y regarder les pays ayant connu cette alternance, la thèse d'une démocratie renforcée peut-être remise en cause. Qui plus est,  l’observation empirique des économies africaines contemporaines semble partiellement confirmer cette vision. Car,  Les cas du Cameroun et du Rwanda sont assez singuliers voire paradoxaux en Afrique Subsaharienne. En effet, ces pays présentent un certain dynamisme économique bien qu’ayant connu un seul dirigeant depuis 1982 pour le Cameroun ; et depuis 2000 pour le Rwanda.

  Nous sommes donc tenter de conclure que,  Dans certains pays africains ayant connu l'alternance, les soirs d’élection risquent  désormais  d'être vécus comme des veillées funèbres. Les électeurs auraient « mal voté » en portant leur choix sur Ouattara, en choisissant Talon, en élisant Condé, en adulant Macky Sall etc.

 Il faut donc poser la question : « Le peuple peut-il se tromper ? » Question fondamentale car le système démocratique vit sur le postulat que le peuple a toujours raison. Au reste, les commentateurs se doivent de toujours conclure qu’il faudrait davantage consulter la population, tenir compte de ses avis, multiplier les consultations, bref que la classe dirigeante est coupée de l’opinion majoritaire, que la démocratie doit se ressourcer dans la volonté générale. Contradiction évidente. Si le peuple se trompe, faut-il se tromper avec lui?

L'alternance politique est-elle toujours la solution ?

Restitution du patrimoine culturel africain: le nouveau défi de l'UA

Le 34ème sommet de l'Union africaine a pris fin dimanche 6 février, après deux jours de réunions. Un sommet un peu particulier puisqu'il était en ligne, pandémie de Covid-19 oblige. Félix Tshisekedi, le dirigeant congolais assure pour un an la présidence de l'UA. Moussa Faki a aussi été réélu président de la Commission de l'UA, l'organe exécutif de l'institution, pour quatre ans. Et les chefs d'Etat sont revenus sur plusieurs dossiers importants du continent et de l'organisation. Dans son rapide discours de clôture dimanche, le nouveau président en exercice Félix Tshisekedi a résumé les deux axes pour l’année à venir.

Restitution d'œuvres d'arts et lutte contre le Covid-19. Ce qui attire le plus notre attention est le point concernant la restitution des oeuvres d'arts  ce d'autant plus que   "Arts, culture, patrimoine" c'est le thème de l'année 2021 de l'UA.

  Un projet qui intervient 4 année  après la visite du président de la république française Emmanuel Macron à l'amphithéâtre bondé de Ouaga devant une centaine d'étudiants burkinabés. En effet, il avait formulé son intention de restituer à l'Afrique son patrimoine en ces termes *je veux que d'ici cinq ans,  les conditions soient réunies pour des restitutions temporaires ou définitives du patrimoine africain en Afrique*. Une déclaration qui fut suivie plus tard sur le compte Tweeter de l'Elysée par une métaphore ancienne et convenue au musée comme espace carcéral *le patrimoine africain ne peut pas être prisonnier de musées européens*.

S'il est vrai que l'initiative est louable et à encourager, force est de se poser la question de savoir combien de temps cela prendra? En effet, ailleurs en Europe, il a fallu 100 ans pour que la République Fédérale d'Allemagne (RFA) accepte en 2004, de présenter quelques excuses aux "Herero", peuple du sud-ouest africain (actuelle Namibie) victime d'un génocide par empoisonnement, déportations, travaux forcés et mises à mort pour avoir résisté à la loi coloniale allemande en 1904. En 2008, l'Italie mettait fin à 40 ans d'âpres relations avec la Libye en s'excusant pour les "blessures profondes" infligées à cette ancienne colonie italienne entre 1911 et 1943. Le royaume uni a attendu soixante ans pour s'excuser de la répression sanglante et de tortures infligées aux "Mau-Mau" du Kenya dans les années 1950. Mais on est bien loin en Europe d'avoir soldé le passé colonial.  Malgré quelques avancées, la Belgique peine toujours à reconnaître les millions de morts causés par son exploitation du Congo entre 1885 et 1908; en France, les formules percutantes d'Emmanuel Macron sont arrivés après de décennies de déni ou d'affirmations hazardeuses sur les bienfaits de la colonisation.  La prise en charge (historiographique,  psychologique, politique) de ce passé ne constitue pas pour l'Europe et pour certains africains comme un défi majeur du XXIème siècle.

 Une situation qui montre à quel point la restitution du patrimoine ou des oeuvres n'est qu'un chapitre dans l'histoire vaste et certainement plus difficile de l'Afrique. Car dernière le masque de la beauté,  se cachent les séquelles bien plus nombreux qui se manifestent par les immunités économiques,  instabilités politiques,  tragédies humanitaires dû à une décolonisation ratée et une politique patrimoniale et paternaliste à l'égard de ses anciennes colonies.

 

 

 Dans un continent où 60% de la population a moins de 20 ans, il paraît important que cette jeunesse touche du doigt son passé,  accède à sa propre culture , à la créativité et à la spiritualité d'époques certes résolues mais dont la connaissance ne sauraient être réservées aux sociétés occidentales ou aux africains qui vivent en Europe.  Cette restitution permettra à coup sûr de travailler l'histoire et reconstruire la mémoire.

 Toutefois que veut-on ou doit-on restituer réellement? Veut-on restituer à l'Afrique des oeuvres d'arts, son histoire ou son identité? Sur quelle histoire veut-on revenir? À qui doit-on rendre cela? Comment va s'effectuera le retour? À quelle condition et aux frais de qui?  Il y'a un point qui mérite de retenir notre attention notamment celui de la conservation. En effet, Certains conservateurs et historiens français soulignent la responsabilité des musées vis-à-vis d’œuvres uniques au monde, précieuses et fragiles, et donc difficile à déplacer. Mais surtout, ils sont soucieux des capacités muséales africaines. Des craintes qui reposent en partie sur des exemples historiques malheureux, notamment le plus fameux d’entre eux, le pillage en 1997 d’œuvres restituées vingt ans plus tôt par la Belgique, au musée National de Kinshasa”, recontextualise Néon. Du côté du Bénin, d’autres confirment le mauvais état des infrastructures culturelles, qui font courir un danger aux oeuvres. “Notre culture, si on en avait pris soin, on n’en serait pas là” s'agace Romuald Hazoumé, star de l’art contemporain africain dans l’émission Stupéfiant. Pour lui, le Bénin ne doit “surtout pas récupérer ses trésors”. Son sang ne fait qu’un tour quand il évoque le palais d'Abomey : “allez voir leur état, c’est lamentable, honteux”. Gabin Djimassé, directeur de l’office du tourisme du Bénin déplore : “C’est une catastrophe. On a constaté la disparition d’un nombre important d’oeuvre. Non pas forcément parce qu'elles ont été vendues, mais pour mauvais entretien, ces oeuvres-là ont disparu, sont pourries, irrécupérables”.  Des préalables qu'il faudra régler de peur de mettre la charrue avant les bœufs.

 Restitution du patrimoine culturel africain: le nouveau défi de l'UA

Élection des Exécutifs Régionaux: Un jour historique pour le paysage institutionnel Camerounais

 Ce 22 décembre 2020 est un tournant décisif dans l'histoire institutionnelle du Cameroun avec l'élection des exécutifs régionaux qui marque la concrétisation de la mise en place des régionaux dans ce pays d’Afrique central.

 Selon l'article 307 du code général des collectivités territoriales décentralisées, le conseil régional élit en son sein, au cours de sa première session,  un président assisté d'un bureau composé d'un premier vice-président, d'un vice-president, de deux questeurs et de deux secrétaires et selon l'alinéa 2 le président du conseil régional est une personnalité autochtone de la région, élue en son sein pour une durée du mandat du conseil. Le bureau régional doit refléter la composition sociologique de la région, et non pas seulement celle du conseil régional dont il est issu.  Néanmoins, une chose peut d'ores et déja attirer notre attention. Il s'agit du nombre de personnes qui siègeant  au sein du bureau. Soit sept personnes. C'est à se demander si ce chiffre va refléter la composition sociologique de la région. Seule l'expérience tirée de la mise en oeuvre de loi montrera. Le président du conseil régional a pour rôle: la préparation et l'exécution des délibérations du conseil régional, l'ordonnancement des recettes et dépenses de la région, la gestion du domaine de la région.... le president et les membres du bureau bénéficient d'indemnités fixées par la loi.

 Selon l'article 60 de la constitution, le président et le bureau du conseil régional peuvent être suspendus par le Président de la république pour les mêmes raisons qui, par ladite constitution, peuvent conduire à la suspension et à la dissolution du conseil régional. De la sorte, la suspension de l'article 59 de la constitution ne peut être distinguée de celle de l'article 60 du même texte.  Elles vont nécessairement de pair.

  Il faut rappeler qu'auprès de l'exécutif régional, siège le conseil régional qui est l'organe délibérant de la région et est composé de 90 conseillers régionaux dont le mandat est de 5 ans à savoir les délégués des départements élus au suffrage universel indirect et les représentants du commandement traditionnel élus par leurs pairs. Le président de la république nommes aux fonctions de secrétaire général de la région, sur proposition du Ministre chargé des collectivités territoriales décentralisées. Il met fin auxdites fonctions (article 323).

 Cette configuration des organes n'est pas la même dans les régions du Nord-Ouest et du sud-ouest qui bénéficient d'un statut spécial.

Les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest disposent, comme les autres régions, d’un organe délibérant et d’un organe exécutif.

Contrairement à celles-ci où seul le Président du Conseil Régional est l’exécutif assisté d’un Bureau régional élu en même temps que lui au sein du conseil, dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, l’exécutif est collégial et est appelé Conseil Exécutif Régional. Il se compose d’un Président, d’un Vice-Président, de trois Commissaires, de deux Secrétaires et d’un Questeur, soit huit (08) membres.

Bien que collégial, l’exécutif a pour chef le Président du Conseil Exécutif Régional. Ce dernier, personnalité autochtone élue au sein de l’Assemblée Régionale, est issu de la catégorie des délégués des départements.

Le Vice-Président dudit Conseil, issu de la catégorie des représentants du commandement traditionnel, est également une personnalité autochtone de la région conformément à l’article 57 alinéa 3 de la Constitution. Il assiste le Président dans l’exercice de ses fonctions et reçoit de lui délégation de signatures pour l’exécution des missions qui lui sont confiées.

Les trois (03) Commissaires, spécificité propre aux régions susvisées, sont comparables à des membres d’un Gouvernement dans un exécutif. Ils sont chargés de la mise en œuvre de la politique de la Région relative à l’exercice des compétences transférées dans les trois grands domaines qui sont leurs attributions spécifiques, à savoir :

 

Un (01) Commissaire chargé du développement économique ;Un (01) Commissaire chargé du développement sanitaire et social ;Un (01) Commissaire chargé du développement éducatif, sportif et culturel.

 

Les Secrétaires assurent le secrétariat dans chacune des chambres de l’Assemblée Régionale. Leurs attributions sont définies par le règlement intérieur, au même titre que celles du Questeur.

Les membres du Conseil Exécutif Régional sont élus dans les mêmes conditions que les exécutifs des autres régions. Ils prêtent serment devant la Cour d’Appel compétente avant leur entrée en fonction et la formule du serment est prononcée en langue anglaise.

L’appartenance des membres du Conseil Exécutif Régional à l’Assemblée Régionale s’inspire du modèle anglo-saxon dans lequel l’exécutif est issu du Parlement. A ce titre, le Président du Conseil Exécutif Régional, qui préside l’Assemblée Régionale, peut être destitué par la procédure de l’impeachment, au même titre que tous les autres membres du Conseil Exécutif Régional. L’administration régionale fonctionne dans les mêmes conditions que celles des autres régions

 

 

 

 Les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest disposent, comme les autres régions, d’un organe délibérant et d’un organe exécutif. Cependant, elles s’en distinguent à travers la dénomination desdits organes.

L’organe délibérant y prend l’appellation d’Assemblée Régionale, constituée de deux (02) chambres que sont : la house of divisional representatives et la house of Chiefs. Cette organisation particulière s’appuie sur le passé de ces régions qui ont connu une tradition parlementaire. Elles disposaient d’un Parlement bicaméral avec une chambre des représentants et une chambre des chefs traditionnels. Le Code Général des CTD à travers le statut spécial, a voulu restaurer cette spécificité liée à l’histoire des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest qui accordait aux autorités du commandement traditionnel voix au chapitre dans la gestion des affaires locales.

Le caractère bicaméral de l’Assemblée Régionale en deux chambres vise à améliorer la qualité des débats et des délibérations qui en seront issus. La discussion d’un projet de délibération au sein de ces chambres à travers le mécanisme de navette permettra de recueillir un maximum d’avis sur ledit projet et participera à l’amélioration de sa valeur. De même, comme dans les systèmes de tradition parlementaire, les membres de l’exécutif sont issus de l’Assemblée Régionale. A cet égard, l’organe délibérant garde la possibilité, à travers la procédure de l’impeachment, de destituer l’exécutif.

La House of divisional representatives est composée de 70 membres élus par un collège électoral constitué des conseillers municipaux de chaque département de la région. Elle statue sur toutes les matières relevant de la compétence de l’Assemblée Régionale et dispose de cinq (05) commissions dont une spécifique aux questions d’éducation. Elle est présidée par le Président du Conseil Exécutif Régional.

La House of Chiefs quant à elle comprend 20 membres issus du commandement traditionnel. En plus de statuer sur toutes les matières relevant de la compétence de l’Assemblée Régionale, elle émet un avis conforme sur :

 Le statut de la chefferie traditionnelle ;L’organisation des manifestations culturelles et traditionnelles dans la Région ;La collecte et la traduction des éléments de la tradition orale ;La gestion et la conservation des sites, monuments et vestiges historiques.

 

Présidée par le Vice-Président du Conseil Exécutif Régional, la House of Chiefs dispose de deux (02) commissions.

L’Assemblée Régionale dans les régions à statut spécial du Nord-Ouest et du Sud-Ouest comporte en tout sept (07) commissions, contrairement aux autres régions qui n’en comptent que quatre (04).

Les deux chambres se réunissent séparément aux mêmes dates, et peuvent siéger en formation réunie à l’ouverture et à la clôture de la session, lorsque des matières particulières sont inscrites à l’ordre du jour, notamment le rapport d’activités, l’adoption du programme économique, la mise en œuvre de la procédure d’impeachment, ou lorsque les circonstances l’exigent.

Leur mode de fonctionnement, intègre le principe de la navette pour l’adoption des délibérations comme c’est le cas entre l’Assemblée Nationale et le Sénat. Chacune des chambres adopte séparément son règlement intérieur, tandis que l’Assemblée Régionale adopte le règlement intérieur de la chambre entière, lequel fixe la procédure de l’impeachment.

 

 

 *LIONEL MOUAGA, SÉNATEUR JUNIOR DU CAMEROUN POUR LES NATIONS UNIES ET COORDONNATEUR NATIONAL DE YOUTH MOUVEMENT IN POLITICS*

Élection des Exécutifs Régionaux: Un jour historique pour le paysage institutionnel Camerounais

Procès de Bolloré et condamnation de Sarkozy: Des criminels au col blanc

  Depuis l'avènement de la Vème république française, la chronique de politique française a été caractérisée, entre autres, par l'éclosion incessante d'affaires mettant en cause la probité des dirigeants. 

Cela montre à quel point la première caractéristique de la corruption politique française semble être son caractère récurent. Lointaine apparaît l'époque gaullienne où l'autoritarisme semble gagé sur l'honnêteté des ministres intègres. Mais ce n'est que sous la présidence de Georges Pompidou que les premiers épisodes du feuilleton des affaires ont vraiment débuté. Le scandale le plus connu de cette époque est celui de la garantie foncière qui éclaboussa l'UDR ancêtre du RPR au tout début des année 1970.  Après l'élection de Valéry Giscard d'Estaing à l’Elysée, en 1974, le scandale est devenu une véritable arme politique.   Ce fût la singulière affaire des "diamants".  Diamants que Bokassa offerts au chef de l'État français.  Révélée par le _canard enchaîné_, hebdomadaire satirique qui a toujours eu le monopole de la dénonciation de turpitude de la classe dirigeante, ce scandale a eu un impact non négligeable sur le crédit de Giscard d’Estaing et son échec électoral en 1981.

 Depuis lors s'en est suivi une Litanie de scandales politiques dans le landerneau politique, de Jacques Médecin à François Fillon en passant par Bernard tapie, Alain Carignon, Michel Mouillot, Claude Guéant, Léon Bertrand, Jérôme Cahuzac, les époux Balkany,  .....

 La dernier en date est celui de Nicolas Sarkozy qui est le premier ancien président de la Ve République à être condamné à une peine de prison ferme. Nicolas Sarkozy a été jugé coupable, lundi 1er mars, de “corruption" et de "trafic d'influence" par le tribunal correctionnel de Paris, qui l'a condamné en première instance à trois ans de prison, dont un an ferme, dans l'affaire dite des "écoutes". Un jugement sans précédent. Avant lui, seul Jacques Chirac avait été sanctionné par la justice, condamné en 2011 à deux ans de prison avec sursis dans le dossier des emplois fictifs de la ville de Paris.

 Une condamnation qui intervient au même moment que l'affaire de Vincent Bolloré qui a reconnu avoir contribué financièrement à la communication du candidat Faure Gnassingbé, lors de la présidentielle en 2010. En échange, il a obtenu des avantages dans la concession du port de Lomé. Il espérait que son mea culpa allait arrêter le processus judiciaire pour une sorte de règlement à l’amiable.  Mais que Nenni!! En effet Une juge du tribunal judiciaire de Paris a stupéfié l’assistance en refusant d’homologuer une procédure de plaider-coupable, et demande que le milliardaire et deux des dirigeants de son groupe soient jugés.

  Une coïncidence étonnante surtout lorsqu'on sait que L'ancien président Nicolas Sarkozy avait prêté main forte pour intervenir auprès de dirigeants africains pour que son ami Vincent Bolloré obtiennent des concessions portuaires en Afrique de l'Ouest.  Des affaires qui donnent  à la France l'image de  République « opportuniste » du 21eme siècle car  fragilisée par le comportement et les débordements de quelques uns et surtout par les liens qui existent entre monde politique et milieux d'affaires plus ou moins louches. Des scandales éclatent ainsi qui ternissent l'image de la République.

  À bien des égards,  si de tels faits s'étaient produit en afrique,  l'on aurait aussi tôt crié à instrumentalisation du pouvoir judiciaire, à la théorie du complot et à l'élimination des potentiels adversaires politiques et leurs soutiens financiers éventuels pour la prochaine élection.

Car, sur le continent, le procès des opposants politiques et des hommes d'affaires très proches d'eux sont souvent tenus comme explication facile et simplicité des échecs de la démocratie en afrique par les ONG et autres associations de défense de droits de l'homme.  En afrique, Plusieurs compatriotes auraient qualifié ces procès de mascarades et actions visées à détruire son adversaire politique. Lorsque cela se produit hors du continent, on salue l'état de droit qui règne grâce à "l'indépendance du pouvoir judiciaire".  Sans même voir que cela est parfois encouragé de l'extérieur.  Comment ne pas donc conclure avec l'homme d'affaires et milliardaire Mo Ibrahim lorsqu'il affirme "“L’Afrique n’est pas plus corrompue que n’importe quel autre endroit autour de nous. Pour chaque leader africain corrompu, nous avons 1000 hommes d’affaires européens, américains et chinois corrompus, où sont ces personnes ?”, avait questionné l’homme d’affaires.  Il en est de même pour la politique.

 

Procès de Bolloré et condamnation de Sarkozy: Des criminels au col blanc

Cardinal Pietro Parolin au Cameroun : une visite d'État sous fond de médiation de la crise au NOSO

Le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège, a entamé jeudi une visite de cinq jours dans le pays qui va le conduire notamment à Bamenda, au Nord-Ouest.  Ce vendredi, il a été reçu par le chef de l’État Paul Biya au palais présidentiel de l’Unité, a fait un tour au _foyer de l'espérance_ fondé par le jésuite père Yves Lescanne et a rencontré les évêques du pays au siège de la conférence épiscopale. Venu avec un message de paix, le numéro deux du Saint-Siège compte bien peser pour qu’un véritable dialogue puisse s’amorcer entre Yaoundé et les séparatistes. A indiqué la RFI.

  Le Vatican a toujours manifesté son attention à la crise dite anglophone dans les régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest du Cameroun.  En effet, à  l'issue de l'audience générale du 28 octobre 2020, le Pape François avait exprimé sa douleur pour la mort d'élèves, tués dans leur école à Kumba. Il avait appelé à faire taire les armes dans cette région marquée par un conflit depuis plusieurs années.  On se souvient également que le Nonce apostolique au Cameroun et en Guinée Equatoriale, Mgr Julio Murat, avait été reçu en audience par le président Paul Biya, le lundi 18 Mars 2019 à Yaoundé. Mgr Murat était porteur d’une lettre du Pape François au président Biya.

Le Pape souhaitait des solutions justes et pacifiques pour la crise anglophone au Cameroun.  Ce d'autant plus que l'église catholique est une victime collatérale de cette crise comme en témoigne en novembre dernier lorsque le cardinal Christian Tumi, l’archevêque émérite de Douala, très engagé lui aussi pour la paix, avait été brièvement enlevé par des séparatistes ambazoniens, une prise d’otage qui avait provoqué la stupeur à Rome.  Il se rendra ce dimanche à Bamenda, chef-lieu de la région du nord-ouest et point d’orgue de son voyage, pour remettre le pallium à l’archevêque local Mgr Andrew Nkea, qui est déjà très engagé localement dans le dialogue entre belligérants. Le pallium est cette écharpe de laine qui symbolise l’union des archevêques avec le pape, manière de prouver que François reste très attentif à cette province.

  S'il y'a un domaine dans lequel les institutions religieuses auront fait preuve d'une expertise reconnue, c'est celui de la médiation dans les conflits politiques violents. Fortement détachés de par la sécularisation des positions de pouvoir,  les acteurs ecclésiaux font preuve d'une forte connaissance et imprégnation des enjeux géopolitiques de ce monde.  À titre d'illustration, En septembre 2013, le Pape avait appelé à une journée de prière interreligieuse pour la paix en Syrie, en opposition à un projet, finalement abandonné, d’intervention militaire franco-américaine. En novembre 2015, il s’est, à ses risques et périls, rendu en Centrafrique pour œuvrer au processus de paix et renouer des liens entre chrétiens et musulmans. À Bethléem, en mai 2014, il a invité les présidents Shimon Peres et Mahmoud Abbas à venir prier ensemble au Vatican le mois suivant et a marqué un arrêt impromptu  et réprobateur au pied du mur séparant Israël de la Palestine. Pour favoriser la réconciliation entre le pouvoir colombien et la rébellion des Farc, il a reçu au Vatican, en décembre 2016, Juan Manuel Santos et Álvaro Uribe, respectivement actuel et ancien chef de l’État, et s'était rendu à Bogotá en septembre de la même année. En Chine, il a repris langue avec les autorités concernant le statut et la nomination des prêtres catholiques qui refusent de faire allégeance au Parti communiste.

  Autant de faits qui montrent à quel point l'église catholique a toujours été soucieuse de rétablir la paix, la solidarite et l'unité dans le monde en proie à de multiples conflits.

 

Cardinal Pietro Parolin au Cameroun : une visite d'État sous fond de médiation de la crise au NOSO

Élection présidentielle au Ghana : Une démocratie à l'épreuve des vieux démons du continent

   Le Ghana fait partie des premiers pays en Afrique noir à avoir obtenu son indépendance en 1957. Depuis cette période, la démocratie ghanéenne s'est construite dans la fièvre à travers les putsch du colonel Ignatus Acheampong en 1972, puis celui de Jerry Rawlings en 1981.

Deux moments phares dans l'histoire politique de ce pays qui ont permis de bâtir dans la douleur un système démocratique envié et respecté à travers tout le continent africain.  Des institutions très respectées, une élite politique éduquée et des chefs traditionnels qui occupent une place très importante au cœur de la régulation des tensions, la démocratie ghanéenne a toujours su allier tradition et modernité.

 Le système politique ghanéen est dominé par deux partis politiques à savoir le New Patriotic Party (NPP) et le National Democratic Congress  (NDC). Tandis que le NPP est libéral et probusinness, le NDC a une vision plus populiste. Les deux partis couvrent 90% de l'électorat et s'alternent régulièrement au pouvoir. Ainsi, l'échec à l'issue d'une élection ne saurait être synonyme de la mort d'un candidat ou d'un parti. Les partis jouent un rôle d'éducation politique de la population, et servent à canaliser de manière efficace les intérêts divergents, en évitant ainsi les conflits violents.

 Toutefois, cette démocratie qui semble être bâtie sur du roc n'est pas à l'abri de tout tressaillement.  Notamment à cause des démons qui hantent les acteurs politiques de ce pays depuis 2008 à la contestation du verdict des urnes qui endommagent non seulement la réputation de la commission électorale mais aussi et surtout celle du pouvoir judiciaire qui sont deux acteurs clés du jeu électoral. En effet, en 2008,  Nana Akufo-Addo qui espérait tellement une victoire, avait été rappelé à l'ordre par le Président John Kufuor à fin qu'il évite au pays un bain de sang similaire à celui de ses voisins. En 2012, Toujours Nana Akufo-Addo avait déposé une plainte relevant des irrégularités trop énormes pour être ignorées avant d'être rappelé à l'ordre que la démocratie Ghanéenne ne pouvait subir une telle déconvenue.  Il avait alors reconnu la victoire de John Dramani Mahamat.  Il y a quatre ans, John Dramani Mahama, président sortant, battu par Akufo-Addo, a bien tenté de jouer les Donald Trump avant l’heure. Jerry J. Rawlings, dont il avait été le ministre, lui avait alors rappelé que l’image du Ghana ne pouvait souffrir de telles caprices. Il lui avait été discrètement rappelé qu'il n'avait pas le droit de donner du pays l'image d'une démocratie de pacotille.

 Cette année, c'était la première fois depuis le rétablissement de la démocratie en 1992, après des années de régime militaire, qu'une élection a été organisée sans l'influence de l'ancien président Jerry Rawlings. Le leader charismatique et populaire qui a supervisé le retour du multipartisme est mort à l'âge de 73 ans dans l'hôpital de la capitale,  Accra, le 12 novembre, dès suite de courte maladie. Comme il fallait donc s'y attendre, avec l'absence de son mentor et l'image d'un Donald Trump mauvais perdant, John Dramani Mahamat conteste une fois de plus le verdict des urnes et a fait appel.

 Le Ghana est souvent présenté comme un exemple de stabilité au coeur d'une région troublée par des conflits et coups d'État. C'est sa 8ème élection depuis le retour du multipartisme en 1992. Étant l'un des rares pays en afrique à invoquer Dieu dans son hymne, il faut donc conclure avec Jean Baptiste Placca qu'il ne reste plus qu'à espérer voir le ciel indiquer à chacun le chemin du bien et le sens de l'honneur

Élection présidentielle au Ghana : Une démocratie à l'épreuve des vieux démons du continent
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